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En mai 2016, Jan Lauwers sera le premier Belge à faire une exposition en solo au McaM, le tout nouveau musée d’art contemporain, sous la direction de l’artiste chinois Qiu Zhijie à Shanghai.

L’exposition, Silent Stories, est une nature morte en mouvement. Elle propose un regard mélancolique sur l’histoire de l’art européen et fait notamment référence à ‘Feldhase’ (‘Le Lièvre’ – 1502), du peintre, dessinateur et humaniste de la Renaissance Albrecht Dürer, aux lions du peintre et dessinateur baroque flamand Pierre Paul Rubens, au poète et plasticien surréaliste Marcel Broodthaers, et à des artistes comme Joseph Beuys et Marcel Duchamp, mais aussi Walt Disney. A partir des archives de sa vie, Jan Lauwers développe une installation monumentale, dans laquelle il réinterprète des matériaux et œuvres du passé et les confronte à l’histoire de l’art. Le dessin y occupe une place centrale. Lauwers crée des paysages, qui s’inclinent sereinement et interrogent de manière mélancolique le savoir-faire, la virtuosité et l’émotion.

En tant que créateur d’images et raconteur d’histoires, Lauwers entend créer avec cette œuvre un dialogue entre l’artiste européen et l’artiste chinois. Son mot d’ordre est que l’art est incapable de choquer, mais doit communiquer. Voilà pourquoi sa façon humaine de faire du théâtre est renommée dans le monde entier. Par des images nostalgiques sur l’homme et la nature, le langage imagé de Lauwers se rallie à l’humanité.

Jan Lauwers : « Je pense que la seule façon de survivre pour un artiste, c’est de comprendre que la société est fondamentalement importante. Nous devons communiquer avec la société. Sans changer l’art, nous devons tenter de communiquer à un autre niveau. Au vingtième siècle, le monde de l’art a déconstruit presque tout et des changements sont intervenus dans la portée et dans la place de l’art. Avec Duchamp et le Conceptualisme, l’art en est presque arrivé à devenir un espace vide. Sachant cela, je souhaite changer la présentation et la communication de mon travail artistique pour recommencer à parler de beauté, de remettre celle-ci au centre de la société. »

En 2013, Dirk Braeckman était invité à faire partie de l’installation/performance ‘The House of Our Fathers’ de Jan Lauwers & Needcompany à Hanovre. Le résultat en fut la série de photos ‘The House of Our Fathers, a sketchbook, qui révèle sous un jour nouveau cette installation et performance. Une interprétation baroque du travail de Jan Lauwers par Dirk Braeckman. ‘Braeckman ne photographie pas mon travail, il ne réalise pas le portrait d’un performer de Needcompany. Il recherche la vérité derrière un moment où l’éclairage, le mouvement et la matière deviennent un autoportrait,’ explique Jan Lauwers.

Une sélection de photos de Braeckman est exposée en regard de nouvelles œuvres plastiques de Jan Lauwers. Une juxtaposition de ces deux mondes. Une sélection plus large d’œuvres sera reprise dans le livre d’art que Dirk Braeckman et Jan Lauwers publient conjointement en collaboration avec MER. Paper Kunsthalle.